![]() |
Politique, # |
||
Au lendemain d'une nouvelle débâcle électorale de la gauche, Christiane Taubira sort du silence. Dans un long entretien à "l'Obs", la ministre de la Justice, jusque là si prudente, fait entendre sa différence.
"La gauche, ce n'est ni le césarisme, ni le bonapartisme, c'est le débat et la diversité", lance-t-elle à l'adresse d'un Manuel Valls prompt à distribuer coups de gueule et coups de menton. "La gauche peut mourir", assénait le Premier ministre il y a quelques mois. Christiane Taubira réfute cette sombre perspective, à condition que la gauche cesse de n'être que "pragmatique" et "gestionnaire", c'est-à-dire précisément deux qualificatifs que revendique haut et fort le chef du gouvernement pour définir son projet. Pour le régénérer, la garde des Sceaux appelle donc son camp à renouer avec "l'idéal" et "l'utopie" et à écouter davantage les députés PS "frondeurs" qu'elle choie tout particulièrement. La gauche a subi des "défaites sémantiques et culturelles terribles" depuis une dizaine d'années, au point d'"adopter les mots de la droite" sur l'économie et la sécurité, déplore Christiane Taubira.
Haïe à l'extrême droite qui l'accable d'un torrent d'insultes racistes, et détestée par la droite qui la cible sans cesse, Christiane Taubira fait face. Elle est devenue une figure iconique de la gauche et appelle son camp à lancer la contre-attaque. tempsreel.nouvelobs.com | |||
PARTAGEZ UN LIEN OU ECRIVEZ UN ARTICLE |
Pas d'article dans la liste.