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4 propositions pour un boom énergétique en Afrique

  Politique, #

 

 

 

 

 

  1. Comme on peut le voir à partir de notre expérience de l'alimentation électrique de Transcorp, le capital n'est pas un problème. Nous avons du capital à déployer, mais en raison de la politique du gouvernement, le non-paiement des accords de prélèvement, la faiblesse de l'infrastructure de transmission et d'autres lacunes, nous avons dû mettre en attente nos projets. C'est aussi le cas de nombreux autres investisseurs comme moi. Si les cadres institutionnels s'améliorent, le capital suivra. Plus important encore, le succès engendre le succès et d'autres investisseurs suivront.
  2. Compte tenu de l'ampleur du déficit énergétique, nous ne pouvons pas mettre trop l'accent sur les énergies renouvelables, par opposition à d'autres sources de production d'énergie traditionnelles. L'Afrique a la chance d'avoir des sources abondantes en énergies renouvelables et non-renouvelables. Nous devons donc utiliser les deux suivant nos besoins. Alors que l'Afrique contribue à moins de 2% des émissions mondiales de carbone, il n'est pas nécessaire de la pousser vers une voie de développement à faible carbone compte tenu du coût social et économique de l'insuffisance d'alimentation énergétique. Toute solution et toute plateforme pour combler le déficit énergétique africain doit inclure tous les types de production d'énergie si nous voulons vraiment obtenir un impact à l'échelle requise.
  3. Nous avons besoin de moins d'ingérence politique dans le secteur de l'énergie. Lors des premiers jours de la libéralisation des télécommunications en Afrique, la plupart des gouvernements n'ont pas imposé des tarifs contrôlés. Alors que les coûts ont été initialement exorbitants. Au fil du temps les forces du marché ont conduit à un ajustement de sorte que, par exemple, au lieu de payer de grosses sommes pour les cartes SIM, elles sont maintenant distribuées gratuitement. Le secteur de l'énergie devrait être réformé avec une approche similaire.
  4. Je demande à la Banque africaine de développement de jouer un rôle plus important dans le secteur de l'énergie de l'Afrique via l'apport de capital. La BAD fournit une plateforme panafricaine unique et puissante de mobilisation de fonds qui peut être mise à profit pour plus d'impact à travers toute l'Afrique.

La ligne de fond est que des centaines de millions d'Africains ont besoin que l'on fasse tous plus d'efforts si ils souhaitent avoir un accès régulier à l'électricité durant toute leur vie. Et il faudra un effort concerté du gouvernement, des entreprises, des organisations internationales et les ONG pour y arriver.

Les obstacles au développement du secteur de l'énergie en Afrique ne sont pas dus seulement au manque de capital et de compétences, mais à un manque de volonté politique. Les leaders publics doivent être prêts à faire des choix difficiles, et apprendre des processus de privatisation et de libéralisation ayant réussi dans le passé.

Nous avons tous besoin de travailler ensemble, indépendamment du fait que nous soyons dans le secteur privé, public et social, et indépendamment du type de voie de développement que nous croyons être la meilleure pour l'Afrique.

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Source : www.contrepoints.org


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Kany
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