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Exclusif / KEMI SEBA :"L'Afrique mérite mieux que les débats présidentiels entre les candidats des lobbys gays, des pions de la France, et les Francs Maçons" - L'Afrique Adulte

  Culture & Loisirs

En quelques années, le sulfureux essayiste, chroniqueur politique et activiste panafricaniste est devenu l'une des voix africaines de la société civile les plus influentes de sa génération. Chacun de ses mots est scruté par des centaines de milliers de gens. Son impact aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux est redoutable, et redouté. Il a accepté de répondre aux questions de l'Afrique Adulte.

 

AFRIQUE ADULTE: Kemi Seba, bonjour. On assiste actuellement à un combat présidentiel gabonais enflammé entre Ali Bongo et Jean Ping. Les 2 revendiquent la victoire et le peuple gabonais semble gravement clivé. Quel regard l'analyste que vous êtes porte sur cette situation tendue?

 

Kemi Seba:. Je suis navré, blessé en tant qu'Homme Africain de voir ce spectacle désolant. L'Afrique mérite mieux comme débat présidentiel que l'affrontement entre le surpuissant lobby gay occultiste gabonais représenté par Ali Bongo,ex pion de la Françafrique (dont les frasques violentes et déviantes au palais ne sont plus un secret pour les observateurs politiques) et le candidat prétendument panafricain, mais profondément soutenu par la France, et les Etats Unis qu'est Jean Ping. Ce qui m'inquiète, ce n'est pas tant ces lugubres hommes politiques. Ce qui m'inquiète, c'est le peuple.

Pourquoi sommes- nous tombés si bas que nous en soyons arrivés à choisir dramatiquement entre la peste et le choléra? Comment un si fabuleux et brillant pays tel que le Gabon en est- il arrivé là? Pourquoi contre les 2 camps le peuple ne se révolte t-il pas? On ne pourra pas toujours blâmer l'Occident de rouler pour ses intérêts aux dépens de Mama Africa. Il faudra tôt ou tard que nous tous africains, nous nous regardions dans le miroir pour voir ce qui ne va pas. Des gens que j'aime, des frères, des papas, des mamans, des sœurs, des amis, sont fougueusement engagés dans un camp comme dans l'autre comme si l'un des 2 était salvateur pour le pays et pour l'Afrique dans sa globalité.

On assiste pourtant à l'affrontement de deux lobbys très structurés, et qui en réalité, malgré les apparences clivantes, s'entre-pénètrent.

Ali Bongo est un rejeton de la Françafrique. Le fait qu'il soit rejeté aujourd'hui par cette dernière qui lui préfère le plus conformiste Jean Ping n'enlève rien au fait que Bongo n'est pas devenu un anti-Françafrique par choix. Il l'est devenu car lâché par ses anciens sponsors. Et rien ne dit qu'il ne rentrera pas à la niche s'il parvient à préserver son pouvoir. Au- delà de ça, Ali a installé le puissant lobby occultiste gay aux plus hautes instances du pouvoir, à tel point que certains surnomment le palais présidentiel gabonais la CAGE AUX FOLLES. On devrait être heureux de cela? Moi pas.

Jean Ping quant à lui se présente comme panafricaniste mais est lui aussi un pur produit du clan Bongo, qui ne s'est rebellé que tardivement contre son ancienne famille, mais qui n'a par contre pas décidé de se rebeller contre ses anciens colons. Le soutien importantissime de la France et des Etats -Unis à Jean Ping devrait donner matière à réfléchir à celles et ceux qui voient en lui une alternative pour le GABON. Un pays si riche, mais si mal dirigé, il y a de quoi prendre le temps de méditer. On pourrait en rire. Mais ma sensibilité politique me dit qu'il vaut mieux en pleurer.

 

Afrique Adulte: Vos amis d'Afrique Média ne sont pas de votre avis et présentent Ali Bongo comme le candidat de la souveraineté africaine car critiqué par la France. Qu'en dites- vous?

 

Kemi Seba: Afrique média, ce ne sont pas mes amis. Chez eux en 2015, je suis venu, j'ai vu, je me suis enfui.

Je suis depuis retourné sur une chaîne bien plus sérieuse,professionnelle et bien plus suivie qu'est la 2STV avec laquelle nous reprenons la rentrée politico-médiatique à la fin septembre (même si je n'ai le droit pour l'instant de donner officiellement plus d'information quant à la teneur du programme). Certaines chaînes dites panafricanistes sont, moyennant rémunérations grasses, prêtes à défendre n'importe quel criminel politique du moment que celui- ci est un petit peu critiqué par la France. Dès qu'un dictateur est lâché par ses anciens maîtres, certaines chaines viennent proposer de les défendre et de les présenter médiatiquement en panafricanistes dès lors que ces chefaillons les payent fortement en retour. C'est leur procédé, c'est leur gagne-pain. Moi j'appelle cela du mercenariat. J'ai quitté Afrique média au bout de 3 mois, et la raison de ce départ se trouve notamment dans la description du procédé que je viens de vous donner. Moi je défends l'Afrique. Et je ne suis la prostituée d'aucun autocrate africain. Et c'est pour cela qu'autant de gens me suivent.

 

Afrique Adulte: Quel président trouve grâce à vos yeux?

 

Kemi Seba: Mon seul président, c'est le peuple. C'est lui que je regarde. Pour l'instant, il a démissionné. Et il laisse des trimards faire les intermédiaires (nos présidents actuels), mais toute histoire a un début, et une fin.. Le peuple se réveillera tôt ou tard, et la démocratie directe sera qu'on le veuille ou pas, via une société civile qui reste à construire, la seule voie à suivre,

 

Afrique Adulte: On vous voit très impliqué sur le terrain au sujet du soutien aux haratines (esclaves noirs mauritaniens). Pourquoi ce sujet est si important pour vous?

 

Kemi Seba : la question est pourquoi ce sujet n'est pas important pour les autres?? Pourquoi les pays africains se contrefichent du fait que des noirs soient faits esclaves sur le propre continent? Moi c'est cela qui m'inquiète. Je ne peux pas me dire ouvrier de la renaissance africaine, et accepter cet état de fait. C'est tout bonnement impossible. Tout comme les effarantes inégalités sociales en Afrique subsaharienne sont pour moi un problème central.

 

Afrique Adulte: Qu'entendez- vous par effarantes inégalités sociales? Pensez- vous que ces inégalités soient pires qu'ailleurs?

 

Kemi Seba: Toutes celles et ceux qui vivent en Afrique savent de quoi je parle. Sur la Terre Mère, les riches sont démesurément riches, et les pauvres dramatiquement pauvres. Et il y a nous, qui représentons le milieu. Ni riches, ni pauvres, acteurs politiques, économiques, ou culturels, et qui voyons ce drame se jouer sous nos yeux. Certains sous prétexte de développement de l'Afrique se sont mués en copies capitalistes encore plus dangereuses que les capitalistes occidentaux. Ce qui les intéresse n'est que le profit. Développement pour eux signifie wall street à l'africaine. Peu importe que leurs employés qui sont leurs frères aient un salaire de misère. Je ne peux l'accepter.

Je ne suis pas rentré en Afrique pour apparaître dans Forbes Africa. Je suis rentré pour contribuer à obtenir plus de justice sociale en interne pour les nôtres, et plus de souveraineté vis à vis des forces exogènes. Le prolétariat africain survit dans des conditions incroyablement difficiles. Trop peu le disent publiquement, et pourtant, cette réalité toute personne qui la vit la ressens et la murmure. Je serai toujours un rempart à la prédation politique ou économique, en disant ce que je vois même si cela me vaut aussi des inimitiés. Et ça ne m'empêchera pas, bien au contraire, d'encourager dans le même temps par contre ,les africains qui viennent investir en Afrique avec une vision saine du développement. Ceux- là trouvent en moi un allié. Et ils le savent.

 

Afrique Adulte: Pourquoi avoir fondé avec d'autres l'ONG Urgences Panafricanistes au lieu de rejoindre des ONG africaines existantes?

 

Kemi Seba : parce que j'ai fait le tour très vite des ONG existantes dans la société civile Et il faut le dire, la société civile africaine est aujourd'hui plus colonisée encore que nos élites politiques. Le système des ONG est gangrené par le sponsoring d'infrastructures occidentales. La société civile africaine, c'est du stars wars géopolitique. Une guerre sous multiples proxys qui ne disent pas leur nom. Tu peux voir une ribambelle d'ONG gérées par des africains. Tu les vois se bouger. Tu leur serres la main. Et après t'apprends que c'est Georges Soros qui finance. A un moment, on s'est dit que ca ne pouvait plus continuer. On ne voulait plus se contenter de commenter. Alors on a mis le pied à l'étrier et on est descendu sur le terrain. Nos efforts sur la Mauritanie sont si denses que je sais que nous sommes devenus une obsession pour le régime d'Ould Aziz. Le leader anti-esclavagiste Biram Dah Abeid nous tient en estime car il sait que très peu sont capables de faire pour eux ce que nous faisons. Le combat néanmoins est loin, très loin d'être terminé. Certains de nos frères sont encore en prison. On s'active pour contribuer à leur libération en essayant de rompre la chape de plomb qui s'est abattue sur leur procès. On est aussi très actif sur la question du FRANC CFA. Beaucoup d'artistes commencent à nous rejoindre sur cette question. Des gens qui quelques années auparavant, n'auraient pas osé le faire publiquement. Les choses sont en train d'avancer. Cela participe à la sensibilisation des masses africaines sur ces questions.

 

Afrique Adulte: Vous accusez les autres ONG d'être financées par l'Occident. Mais vous- mêmes, certains disent que vous êtes financés par l'Iran et le Venezuela, et que c'est cela qui justifie que vous pouvez voyager régulièrement aux 4 coins du monde pour vos conférences?

 

Kemi Seba : Je ne réponds jamais à ce genre d'ineptie, tant celle- ci m'amuse. Je suis surveillé par les services français basés à Dakar, par les services israéliens, et de sources sûres ,par l'ambassade américaine (donc la CIA aussi puisque chaque ambassade américaine en est le refuge) me tient en horreur depuis que j'expose médiatiquement ses stratégies de cooptation dans la société civile. Si j'étais financé par l'Iran, Ahmadinejad ou le clan Chavez, vous croyez que ce serait quelques ivrognes de groupes de discussions facebook qui lanceraient l'info? Non. Ce serait mes ennemis politiques en haut lieu qui le feraient. Mais eux surveillent mes comptes sérieusement et savent que le peu d'argent que je gagne est traçable. Et il provient de la sueur de mon front. De mes livres, des nombreux dossiers de consultations politiques que je fournis à des politiciens africains qui me sollicitent, de mon travail dans les médias, de mes conférences, et du soutien de quelques athlètes africains de haut niveau et autres citoyens qui connaissent l'importance de ce que je fais. Ça ne me rend pas riche, très loin de là. Mais on tient debout. C'est ma fierté.

 

Afrique Adulte: " Etes- vous conscient parfois que bien que vous soyez ces dernières années devenu l'une des figures politiques de la société civile les plus populaires de votre génération, vous suscitez encore autour de votre personne des sentiments radicaux très contrastés au sein même des africains? Beaucoup de jeunes vous adulent démesurément notamment sur le continent, et d'autres vous détestent (la plupart du temps dans la diaspora). Comment réagissez- vous par rapport à cela?

 

Kemi Seba: Dieu nous a créé, mais certains disent que Dieu n'existe pas. Pourquoi voulez- vous donc que le petit Kemi Seba fasse l'unanimité quand Dieu lui- même ne la fait pas? La vérité est que tous ceux qui m'ont précédé dans ce combat et qui étaient exposés comme je le suis ont toujours eu face à eux 2 camps. Ceux qui les soutenaient. Et ceux qui les combattaient hystériquement. Aujourd'hui, tout le monde aime Sankara, mais de son vivant, Sankara avait ceux qui l'aimaient, et ceux qui le combattaient vigoureusement. Ce n'est pas pour rien qu'il a dit vers la fin de sa vie qu'il se sentait incompris par son propre peuple. Malcolm , pareil, tout le monde l'adule aujourd'hui, mais la plupart le traitaient d'extrémiste de son vivant. Lumumba, n'en parlons pas. C'était pire. Nombreux furent ceux parmi le peuple qui manifestèrent pour sa démission. Les gens n'aiment pas qu'on rappelle ces vérités, mais c'est pourtant la réalité. Dès que tu es exposé médiatiquement, sauf si tu la joues consensuelle, tu seras toujours confronté à 2 types de gens. Mais je constate une chose, bien que je sois clivant, je ne connais pas d'autres " panafricanistes " qui réunissent ou attirent ou influencent le 100ème du nombre de gens que je touche, en Afrique ou dans la diaspora. Ceux qui souvent font l'unanimité ne sont connus que de leur père, mère, cousin . Ce n'est donc pas compliqué.

Moi, je touche une masse critique. Et c'est à mes yeux, en terme d'indice d'efficience de mon travail, le plus important. Il y a des gens. Je vois comment ils pensent, comment ils réfléchissent, je n' ai pas envie de les toucher. Je vise les gens qui veulent être libres. Pas les apôtres du conformisme.

 

Afrique Adulte: Êtes- vous conscient aussi que la foi que vous avez en vous- même, votre détermination, peuvent parfois être interprétées comme de l'arrogance?

 

Kemi Seba : on vit dans un monde où l'Homme noir doit être castré psychologiquement pour exister. Dans une ère où beaucoup de frères baissent la tête, ceux qui auront le malheur de lever le menton vers le ciel seront considérés comme insolents. Ce n'est pas grave. Tous les épithètes qui me sont lancés, je les transforme en des surnoms qui collent à mon combat. Afro-Insolent vient de là.

 

Afrique Adulte: Beaucoup voient aujourd'hui en Idriss Deby quelqu'un qui veut, à l'image de Mugabe, donner plus de souveraineté à l'Afrique. Quel regard portez- vous sur lui?

 

Kemi Seba: Idriss Deby est redoutablement efficace dans la lutte contre Boko HARAM, il faut lui reconnaître ça. Il est un Homme de terrain sur tout ce qui concerne le domaine militaire. Pour la justice sociale, il faut par contre l'oublier. J'ai vu chez bon nombre de tchadiens la pauvreté la plus effroyable pendant que le clan Deby vivait dans la luxure la plus démesurée. Pour ce qui est de son côté panafricaniste. J'ai voulu voir de mes propres yeux après l'avoir entendu parler de la nécessité de sortir du Franc CFA, et j'en suis reparti. Deby est pieds et mains liés à la France. Cela ne veut pas dire qu'en interne, il ne cherche pas à se départir de la Françafrique (j'ai eu des discussions très poussées avec certains de ses ministres dont les pensées m'ont prouvé qu'il existait dans son camp des gens qui veulent véritablement le changement). Mais Deby a trop de casseroles, de secrets d'Etat que la France possède à son sujet. Au moindre faux pas, la France les sortira. Mon regard sur lui est donc, très loin d'être enthousiaste. Il joue clairement sur les 2 tableaux. Or on ne peut pas être françafricain et panafricain. Boire ou conduire, il faut à un moment choisir.

 

Afrique Adulte: Pourtant, le journal en ligne Afrik.com révélait que c'est Deby en personne qui voulait vous voir au Tchad gérer la chaîne panafricaine?

 

Kemi Seba: Il n'ya rien de contradictoire avec ce que je vous dis. Le président Deby connait mon influence auprès de la jeunesse panafricaine. Ils ont tenté de m'avoir à leur côté durablement. Je suis venu voir, après sa déclaration de volonté de quitter le Franc CFA. je suis reparti très vite. Fin de l'Histoire, rien à cacher dans cela. Et j'ai la fierté d'être un jusqu'au-boutiste.

 

Afrique Adulte: Vous avez entamé cette année une tournée internationale, qui vous a amené, juste après l'Afrique et le moyen Orient, en France, Belgique, Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne, Maroc, Guyane, et Haïti. Quel est le pays qui vous a le plus marqué?

 

Kemi Seba : Haïti sans hésitation. Je pense que je m'installerai là- bas d'ici quelques années. Du moins, j'aurai un pied à terre là- bas. Ce pays m'a bouleversé. Culturellement, au point de vue de la tradition africaine qu'ils ont su densifier. J'aime éperdument cette terre. C'est pour moi la Mecque de la cause noire. Haïti est définitivement une partie de moi.

 

Afrique Adulte: Quand déciderez- vous de passer du stade de haut-parleur dans la société civile à celui d'Homme politique qui se présente à des élections?

 

Kemi Seba : Chacun son métier. Moi je fais de la politique au sein du peuple. En bas de l'échelle. Je ne cherche pas à me servir du pouvoir, je cherche à pouvoir servir. C'est la voie dans laquelle je me suis lancé depuis 17 ans. C'est la mission que les anciens m'ont, depuis tout petit, donnée.

Et je suis bien plus utile, libre et audible ainsi que bon nombre de politiciens africains que personne n'écoute. J'influence les consciences de beaucoup. La TV a internationalisé mon message. J'ai chaque jour des messages qui me rappellent à quel point mon travail est pour un nombre important de gens, vital. Dans cette position, j'ai beaucoup de responsabilités, mais pas de compromission. Si je rentre dans la sphère politico-politicienne, je devrais me compromettre. Je ne le veux pas. Même si c'est plus dur de faire de la politique à partir du bas, plutôt qu'à partir du haut.

 

Afrique Adulte: Sur un plan plus diasporique, que pensez- vous de Black Lives Matter?

 

Kemi Seba : j'ai de l'estime pour toutes celles et ceux qui se battent pour notre peuple. Après, une fois que j'ai posé ce postulat, j'ai le droit de dire que l'agenda et les financiers de ce mouvement représentent une ligne qui n'est à mon sens pas celle de l'émancipation proclamée.

 

Afrique Adulte: Qu'entendez- vous par là?

 

Kemi Seba: Les histoires qui consistent à mêler droits des homosexuels et droits des noirs ne me concernent pas. Chacun se fait enfiler par qui il veut tant qu'il ne m'enfile pas, mais je refuse qu'on en fasse un programme politique pour l'Homme et la Femme noirs. D'ailleurs quand tu lis bien la presse, c'est clair. Black Live Matter est fondé par des activistes féministes noires et pro gay. Elles s'en revendiquent. Que la femme noire reprenne son rôle, je serai toujours derrière elle car l'Homme noir sans la femme noire guerrière n'est rien. Mais les histoires de convergences des luttes gays et noires, moi, c'est pas mon attiéké ces histoires. Et ça ne veut pas dire que je ne suis pas tolérant. Il y a des homosexuels parmi mes sympathisants. Je les vois comme mes frères et sœurs. Je leur dis juste, on parle de lutte des noirs. Vos histoires de sexualité, vous laissez ça à la maison. Vous ne venez pas nous l'imposer en programme politique. Je travaille pour le retour à la tradition primordiale. Je suis clair dans mes propos.

L'Homme noir a été castré psychologiquement et il y a un travail infini à faire pour le reconstruire. Il y a donc certaines choses sur lesquelles je ne passerai pas.

Ensuite, que Soros les financent, encore une fois, ça me pose problème. On sait qui est Soros, et ce que veut Soros. Néanmoins, je respecte l'amour des nôtres que les initiatrices du mouvement ont. Ce n'est juste pas mon approche et je l'ai suffisamment expliqué à travers mes livres.

Après, je ne fustige pas celles et ceux qui participent à ce mouvement. Certains sont passés de Black Lives Matters à Black Economy matters, en se servant du premier pour arriver au second. Ca, ça me parle. Le reste me parle moins.

 

Afrique Adulte: On vous sait très proche des nations non alignées que sont le Venezuela et l'Iran. Dans cette même veine, pourquoi ne vous êtes- vous pas encore rapproché de la Russie et de la Chine?

 

Kemi Seba: Beaucoup de choses sont en cours. Tout n'est juste pas encore montré. Mais sachez que je multiplie les contacts avec beaucoup de nations non alignées afin de permettre à la société civile africaine de ne pas toujours tomber dans les mains des éternels colons. J'ouvre des opportunités. Certaines choses n'ont juste pas, à leur stade, dans cette guerre médiatique, à être visibles.

 

AFRIQUE ADULTE: Pensez- vous que ces nations non-alignées seront pour l'Afrique de meilleures alliées que les anciennes colonies?

 

Kemi Seba: "Elles ne seront jamais pires que nos colonisateurs. Après, cela n'en fait pas des nations sœurs. Mais dans ce monde globalisé, où s'affrontent ceux qui veulent uniformiser le monde (l'OTAN), et ceux qui veulent un monde multipolaire, l'intérêt de l'Afrique se situe dans le 2ème camp. C'est de la realpolitik.

 

Afrique Adulte: Sur quel thème portera votre prochain livre, et quand sortira t-il?

 

Kemi Seba : Le prochain portera sur l'Afrique et sa société civile. J'ai déjà commencé à l'écrire. Je souhaite en faire une œuvre majeure, qui frappe plus les consciences encore que Supra Négritude. J'ai prévu de le sortir en Mai prochain.

Afrique Adulte: Merci à vous Kemi Seba .

Kemi Seba; C'est moi qui vous remercie.

 



Source : L'Afrique Adulte


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