Vidéos. Le racisme récurrent, le fléau qui a la vie dure

  Société, #

Nul doute que l'incident de Benatia avec la chaîne de télévision italienne Rai 2, a fait remonter à la surface de vieilles séquelles d'un racisme enfoui, dont la théâtralisation a pris de nouvelles formes. Les joueurs se dressent face à la "connerie humaine", chacun à sa façon.

Le racisme ne peut que salir un sport comme le football. Ce sport a toujours joué le rôle d'unificateur, contrairement au basket aux États-Unis, où les afro-américains n'avaient pas le droit d'exercer parmi l'élite. Certains joueurs, de couleur surtout, souffrent du racisme qui a envahi certaines tribunes. Des incidents ont marqué l'histoire, surtout depuis que les matchs sont diffusés dans les moindres détails.

On se souvient de la réaction de l'ancien capitaine des Lions de l'Atlas, Abdeslam Ouaddou. Victime d'insultes racistes à Metz, il a tenu à monter en tribune pour s'expliquer avec " l'attardé " qui a osé le traiter de " sale singe " avant de décider de le traîner en justice. Si la haine raciste naît souvent de l'ignorance, les mesures de responsabilisation demeurent rares, malgré les tentatives pour initier l'esprit sportif et à la tolérance.

La semaine dernière, Mehdi Benatia dans la zone mixte a entendu un " Marocchino di mer** " (Marocain de mer**) dans son oreillette, alors qu'il était en plein interview. L'ancien international marocain n'a pas hésité à dénoncer les propos racistes qui ont ensuite alimenté les médias italiens. La chaîne a, depuis, publié un communiqué d'excuses dans lequel elle affirme déployer tous ses efforts pour retrouver l'auteur de ces insultes. De son côté la Juventus du Turin a également posté un message dans lequel elle "exprime sa consternation suite à cet incident". Le club a "demandé une explication convaincante" à la Rai. Mehdi Benatia a lui tweeté une photo du moment de l'incident accompagnée du message "Je suis Marocain et extrêmement fier de l'être".
La vidéo qui suit est une compilation de réactions des joueurs suite aux insultes racistes. Si la bêtise touche souvent les supporters, dans certains cas elle arrive aux joueurs ... les victimes ont des réactions différentes. Si certains ignorent, d'autre préfèrent " manger la banane " au vrai sens du terme. Cet expression " banane " est venue remplacé le mot racisme dans le football depuis que le Brésilien, Daniel Alves (Juventus, ex-Barça) a englouti le fruit jeté des tribunes de Villarreal. Un incident qui ensuite déclenché une vague de soutien, et des campagnes contre le racisme à travers le monde.

 

Dani, exemplaire, a préféré répondre du la pelouse et aider son équipe à remporter la victoire. Comme l'avait promis Ryad Boudebouz, l'international algérien sur le plateau télé de Canal plus, il y'a près de cinq saisons.

 

D'autres choisissent d'en parler plusieurs années après. À l'instar de la superstar du continent africain Samuel Eto'o.

 

Avant Samuel, il y avait Roger Milla ... en 1986. Il y a eu Mohamed Timoumi, qui a régalé le public mexicain lors du mondial et en menant les Lions de l'Atlas loin dans la compétition. Récemment, Didier Drogba a donné aux Anglais une bonne raison d'adorer l'Afrique et ses enfants. Avant de prendre son envol vers la Turquie, l'Ivoirien a fait des terrains une charte pour le fair-play et contre le racisme. Le fléau meurt à petit feu et il est essentiel que toutes les formes d'hostilité, de tensions ou de rivalités soit éradiquées. Il n'y a aucune différenciation qui tienne. Tous égaux, tous tolérants.

 



Source : Le360 Sport



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