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Coiffure : ça frise le règlement de compte... aux Antilles !!?

  Mode & Beauté, #

Ça n'a pas fini de gronder dans le petit monde de la coiffure antillaise, agité depuis quelques jours par une guerre de territoire. Les professionnels martiniquais ont décrété persona non grata la tenancière guadeloupéenne de " Bars à boucles " , une boutique spécialisée dans le soin et la coloration des cheveux naturels. Elle est accusée de tomber comme un cheveu sur la soupe de la coiffure locale, en venant exercer son activité une semaine à la Martinique. Un bras de fer s'est véritablement engagé entre les deux parties depuis le début des faits sur internet. La Fédération de la coiffure en Martinique, qui a mis le feu aux poudres, avait porté une estocade en direction de celle qu'elle considère comme une intruse coupable de livrer une concurrence déloyale à l'ensemble des professionnels. C'en est trop pour une profession déjà suffisamment en souffrance. Afin qu'une nouvelle " dérive " ne se reproduise pas, elle a l'intervention de son homologue de l'île soeur. Tout logiquement, dans une contre-attaque également lancée par courrier sur la toile, la commerçante indexée ne manquait pas de s'étonner devant une levée de boucliers survenant après l'immense succès de ses démonstrations en Martinique. Johana Morvan a un marché qui plaît à la clientèle, mais visiblement ça dérange chez les professionnels qui ont déclaré ouverte la guerre entre les deux îles.

La mise en cause bénéficie du soutien de la présidente de la FNC Guadeloupe, un appui éloigné donc des espérances de la présidente des coiffeurs locale.

Et la tutelle martiniquaise, dans tout cela ? S'interdisant pourtant tout commentaire face à la presse martiniquaise, le président de la Chambre de métiers s'est néanmoins exprimé dans France-Antilles Guadeloupe d'hier, avec une démarche visant plutôt à tempérer un climat menaçant de devenir nauséabond et à poursuivre le travail en collégialité mené depuis quelque temps. Mais ses propos mettent en doute aussi le caractère licite de l'activité de celle qui est pointée du doigt, invitent à remettre les choses dans leur contexte, en soulignant bien qu'il n'y aurait " pas eu de souci si (l'intéressée) était une artisane " (lire ailleurs)... Côté île soeur, il semble qu'il y ait la même volonté de ne pas envenimer une situation, qui a pris une tournure inattendue, chez Joël Lobeau, le président de la chambre de métiers de la Guadeloupe. Et de prendre d'ailleurs en exemple le véritable partenariat qui s'est noué entre les deux organismes consulaires, notamment au sein de l'Assemblée permanente des chambres de métiers (outre-mer). En clair, il y a là de quoi menacer la belle entente interrégionale. Cela signifie-t-il que le consensus travaillé de longue haleine qui ne tiendrait-il qu'à un poil ?

À Tartenson, les représentants syndicaux n'avaient-ils pas émis de vives critiques sur le fonctionnement de la secrétaire générale de la Chambre de métiers de l'île soeur à cheval sur les deux îles et notamment ses séjours éclair ? Cette guéguerre fratricide se nourrit d'épisodes récurrents. Le plus mémorable, ce contentieux dans le monde du transport terrestre de marchandises remontant à quelques années...

Hervé Lauréote, président de la Chambre de métiers de Martinique : " Ses propos et sa communication ont été excessifs "

" La présidente du syndicat de la coiffure m'a expliqué que dans une logique syndicale où elle protège le secteur, elle s'est rendu compte qu'une personne qui n'avait rien à voir avec le monde artisanal s'est imposée en Martinique. Elle a fait des recherches et il se trouve que cette personne faisait du commerce et n'était pas du tout artisane pour prétendre soigner les cheveux. Elle m'a affirmé que ses propos ne stigmatisaient pas forcément la Guadeloupe. Ses propos et sa communication ont été excessifs. Le mot " Guadeloupéenne " est sorti de son contexte. Elle n'a pas de souci avec la profession ; mais c'est simplement une Guadeloupéenne qui sème le trouble dans le secteur. Si elle était artisane, il n'y aurait pas eu de souci. Je rappelle que je travaille en étroite collaboration avec le président de la chambre de métiers de la Guadeloupe. On a fait le pari de travailler avec une secrétaire générale commune qui est Guadeloupéenne et qui travaille sur les deux îles. Il n'y a pas lieu de polémiquer. "

Joël Lobeau, président de la Chambre de métiers de Guadeloupe : " Nous n'avons jamais reproché à quiconque de venir chez nous "

 

" Je pense que c'est un acte isolé de la part de la présidente martiniquaise. Je veux croire que c'est un moment d'égarement de la part de cette responsable qui demande à la " Guadeloupéenne de rester chez elle " , c'est choquant. Nous sommes dans la mondialisation, nous sommes Français, chacun peut développer ses activités sur l'ensemble du territoire. Nous n'avons jamais reproché à quiconque de venir chez nous.

Un tel comportement m'attriste fortement. Aujourd'hui, je réagis aussi en tant que membre du bureau de l'Assemblée permanente des chambres de métiers (représentant l'Outre-mer), nous travaillons en réseau avec l'ensemble des chambres métropolitaines et ultramarines. Notre institution a mis en place un véritable partenariat entre la chambre de métiers de la Martinique et de la Guadeloupe. Il faut savoir que le secrétaire général de la chambre de métiers de la Guadeloupe est aussi secrétaire général de la chambre de métiers de la Martinique. "



Source : www.martinique.franceantilles.fr


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louis
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