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Musique congolaise : les DJ, " ces rois des platines" désormais incontournables !

  Musique, #

La musique congolaise aura connu, dans son cycle évolutif, bien des mutations imposées par les circonstances et les époques. Les facilités qu'offre actuellement l'univers musical à l'aune de la modernité auront influencé plusieurs jeunes dont beaucoup se sont découvert une vocation latente d'artiste-musicien. D'où l'improvisation qui caractérise ce secteur aujourd'hui gangrené par une meute d'opportunistes croyant avoir trouvé dans la chanson une raison de reclassement social. À Kinshasa, les disc-jockeys communément appelés DJ dont le terrain de prédilection demeure les boîtes de nuit, revendiquent, eux-aussi, le statut d'artiste-musicien. Ces animateurs qui travaillent sur platines et qui proposent un programme de musique ciblé au public pour mettre de l'ambiance ont décidément d'autres idées en tête.

En fait, la ligne de démarcation avec les vrais professionnels de l'art d'Orphée tend, de plus en plus, à se rétrécir. Ils produisent, proposent, payent leur studio, vendent leurs sons, présentent des spectacles dans de grands show et festivals tant au pays qu'à l'étranger. Ils font la promotion de leurs clips disponibles sur Youtube ou encore sur les réseaux sociaux, etc. Des artistes à part entière, pourrait-on être tenté de dire. Des chansons telles que " La banane " du DJ Amaroula ou encore " Ma doda " du DJ Abdoul donnent la mesure de ce que sont capables de faire ces conquistadors de la dernière heure, très prolifiques dans leur inspiration. La réalité est qu'ils sont parvenus à se frayer un espace dans le microcosme musical congolais en s'imposant de fait comme le passage obligé dans la promotion de tout nouveau support largué sur le marché.

Les artistes-musiciens sont contraints de composer avec eux. L'espace audiovisuel ne constituant plus le créneau de prédilection en matière promotionnelle eu égard à la profusion des médias et surtout au caractère onéreux de l'action à entreprendre, les artistes musiciens n'ont d'autre alternative que de se replier sur les DJ. Avec une animation très hot ponctuée des dédicaces, ces derniers donnent vie à une chanson en créant l'attraction autour tout en suscitant l'entrain sur la piste de danse. La vague " Coupé décalé " aura véritablement pris ses marques à Kinshasa grâce à la bénédiction de ces DJ qui, dans leurs night clubs respectifs, en ont fait leur tasse de thé. D'où l'étiquette d'extravertis qui leur est souvent accolée pour leur propension à la musique étrangère. Chez le Klubb, au Fiesta Club, au K12 Club ou encore chez 3615, le RNB, l'Afro beat, le reggae et autres rythmiques venues d'ailleurs sont préférées au Ndombolo local.

Les artistes-musiciens ont de bonnes raisons de considérer ces DJ comme une menace dès lors qu'ils marchent sur leurs plates-bandes. Ils arrachent des marchés parfois juteux en se faisant passer pour leur substitut dans certaines circonstances. Ils copient leurs frasques, entretiennent des conflits de leadership entre eux et, plus grave, font des compilations en mixant leurs arrangements sur lesquelles ils improvisent des mélodies sans contrepartie. " À la Société Congolaise de Droits d'Auteurs et droits voisins (Socoda) de voir comment intégrer cette nouvelle catégorie d'artistes sur son listing pour que ces nouveaux créateurs des œuvres d'esprits bénéficient aussi de leurs droits ", allègue un opérateur culturel. Une matière à débat.



Source : adiac-congo.com


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