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Des Guadeloupéens investissent dans la banane en Afrique

  Business, #

Dans son livre Conquête du marché intérieur, publié aux éditions Nestor, en 2007, Alain Plaisir, président du Comité d'initiative pour un projet politique alternatif (Cippa), explique que les " productions traditionnelles (canne, banane) sont condamnées à moyen terme. Protégée sur le marché français jusqu'en 1993, la banane antillaise est depuis menacée par l'arrivée de productions venant du monde entier. C'est ce qui s'est produit et les cours ont chuté " .

DES BANANES DE LA ZONE DOLLAR

En 2006, l'Europe a signé dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), un accord avec les Américains qui produisent de la banane en Amérique centrale, où il existe des multinationales, dont Chiquita brands international. Cet accord prévoyait une baisse progressive des droits de douane sur les importations des bananes de la zone dollar. Cet accord est entré en application, et on a assisté, explique Alain Plaisir, à " une baisse progressive des droits de douane et le marché européen a été envahi de plus en plus par les bananes dollar. " En juillet, l'accord de partenariat économique réciproque - un accord de libre-échange - a été signé entre l'Europe et les pays ACP (Amérique, Caraïbe, Pacifique) permettant la libre circulation des marchandises. 900 000 tonnes de bananes du Cameroun et de la Côte d'Ivoire vont pouvoir entrer librement sur le territoire européen. "

UN COUP D'AVANCE SUR LES POLITICIENS

Pour Alain Plaisir, " La banane antillaise a ainsi peu de chances de se vendre sur les marchés européens. Les coûts de revient étant plus élevés. "

Quel risque cela représente-t-il, dans les années à venir, pour la filière banane ?

D'après Alain Plaisir, " les agriculteurs antillais, guadeloupéens et martiniquais, se désengagent progressivement des productions traditionnelles dans les deux îles, et gardent encore quelques hectares, pour toucher les rares subventions au niveau européen qui sont basées sur les taxes d'importation. Mais les droits de douane diminuant progressivement, il y aura moins de recettes, et moins de subventions. " Sauf que pendant ce temps, c'est en Afrique que les agriculteurs antillais investissent.

Quand on objecte à Alain Plaisir que les bananes en provenance de l'Afrique pourraient être complémentaires aux bananes antillaises, il répond : " En économie, à partir du moment où les bananes antillaises arriveront sur le marché en coûtant nettement plus cher, elles n'auront pas de preneurs. Le consommateur y verra son intérêt. C'est la loi de l'offre et de la demande, et c'est son porte-monnaie qui parlera. " Pour lui, les agriculteurs guadeloupéens et martiniquais ont un coup d'avance sur les politiciens.

guadeloupe.franceantilles.fr


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