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Nollywood : la drôle de success story du “Hollywood africain”

  Culture & Loisirs, #

Sa réussite est méconnue. Pourtant, le Nigéria, qui produit une flopée de mélos et de films d'action à l'esthétique plutôt kitsch, est devenu l'un des plus grands producteurs de films au monde.

Quoi ? Une soirée consacrée à Nollywood, du nom de l'industrie vidéo qui a émergé au Nigéria dans les années 1990 avec Living In Bondage, premier film du genre sur VHS. Un énorme succès à la suite duquel les Nigérians se sont mis à tourner quantité de films d'action à petit budget. Des mélos pleins de suspense dans lesquels on retrouve un univers surnaturel (juju, ou magie) mâtiné de tromperies, de jalousies, de soif de pouvoir et d'argent. Depuis vingt ans, 12 000 films ont été tournés et 300 000 emplois, créés. Nollywood est devenu le plus grand producteur de films au monde après Bollywood.

Qui ? A l'origine de l'événement, Melissa Thackway, qui enseigne le cinéma d'Afrique subsaharienne à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales) et à Sciences-Po. Cette spécialiste de Nollywood a concocté une soirée qui mêle rencontres, photos et projections.

Comment ? En introduction, Melissa Thackway et Serge Noukoue, directeur du Nollywood Week Festival, reviendront sur l'histoire de ce cinéma made in Nigeria. Suivront le diaporama du photographe sud-africain Pieter Hugo avec une série de portraits très stylisés, et le court métrage expérimental et parodique The Deliverance Of Comfort, de Zina Saro-Wiwa, tous deux inspirés par l'univers nollywoodien. La soirée s'achèvera avec Maami, film de Tunde Kelani, qui reprend tous les ingrédients de Nollywood. L'histoire d'un footballeur revenu au pays après une carrière internationale, qui part avec sa mère sur les traces de son enfance.

Pourquoi ? Pour braquer le projecteur sur Nollywood, phénomène cinématographique et réussite économique majeure méconnus ici, et pour montrer comment cette success story nigériane va bien au-delà de ses frontières et commence à influencer d'autres formes d'art. Mais aussi pour découvrir l'esthétique assez kitsch (effets spéciaux bas de gamme, zombies, maquillages outranciers, personnages possédés par des esprits) de ces films plutôt cheap, qui résonne avec l'expo « Kitsch ou pas kitsch ? ».

www.telerama.fr


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